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Coaching & Spiritualité

Délivrance par l'écriture

Comment exorciser vos maux par vos mots ?

Van Bunderen Olivier

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Introduction

L’exorcisme : Wikipédia définira cette pratique religieuse comme étant destinée à chasser une entité spirituelle maléfique, qui se serait emparée d’un être animé (humain ou animal) et, plus rarement inanimé (objet).

Pour ma part je qualifierais l’exorcisme de rituel de purification : permettant de chasser toutes énergies étrangères afin de rétablir l’équilibre chez une personne ou dans un objet (maison, tableau, vase, bijoux…).

Ces énergies néfastes peuvent être bonnes ou mauvaises. Peu importe le ” pourquoi ” auquel elles étaient destinées, elles nous empêchent de ressentir notre énergie et de ce fait: elles influent sur nos émotions, nos sentiments et nos vies. Il peut s’agir d’entité, de petite larve ou même de l’empreinte laissée par quelqu’un.

Pour ma part, Exorcisme, Conjuration et Purification ne sont que des synonymes.

L’exorcisme et l’écriture ?

Pourquoi cette introduction ?

S’il vous est possible assez facilement avec un peu de sauge et un bol tibétain de vous débarrasser de la plupart des énergies qui ne vous appartiennent pas, comment fait-on pour se débarrasser d’énergie ou de sentiments qui nous appartiennent s’ils nous pourrissent l’existence ?

Il vous est possible de méditer, mais cette technique, bien qu’importante et puissante, ne permet que de les rencontrer, de dialoguer avec ses parasites. De plus, la méditation n’est pas donnée à tout le monde. Certaines personnes pourraient ne pas y arriver tout de suite, voir y rester totalement réfractaire.

Selon le mal qui vous ronge, vous pouvez également aller à la rencontre d’un professionnel : psychologue, coach, chaman, prêtre (tout dépend votre culture spirituelle) … Même si je suis certain que ces personnes peuvent vous aider favorablement, il est un fait certain : elles ne pourront que vous accompagner dans la voie que vous aurez choisie.

Ils pourront vous aider, ils pourront parfois influencer le résultat, mais ils ne sont pas l’artisan de votre réussite.

Le véritable artisan, le maître d’oeuvre, c’est vous ! 

En bas de la fresque représentant votre vie, c’est votre signature qui s’y trouvera.

NON, vous n’êtes pas seuls, mais vous n’êtes pas spectateurs ou figurants dans le film de votre vie. Vous êtes acteurs et vous avez le premier rôle.

Méthode éprouvée

À l’adolescence, j’ai eu beaucoup de démons à combattre (non, je ne parle pas que des cornus).

J’étais étranger dans mon pays, étranger dans mon corps étranger dans mes sentiments. 

Je ne savais pas réellement pourquoi j’étais différent de tous les autres et je me demandai, souvent, si, au bureau des incarnations, ils ne s’étaient pas trompés d’endroit ou d’époque.

En plus de mes difformités physiques (Plus grands, plus gros), de mes difformités sociales (timidité maladive), je possédais ce que je pourrais qualifier de difformité sentimentale : je pouvais ressentir les mêmes émotions que vous (je n’étais pas un psychopathe), mais je les ressentais 10 ou 20x plus fort.

Je pouvais aimer, mais c’était fort différent de ce que ressentaient les autres personnes de mon âge.

Là où eux partaient, dès 14 ans, à la “conquête de la petite culotte”, je cherchais plutôt à atteindre le coeur des demoiselles convoitées.

Souhaitant une véritable relation de partage, le parfait amour, au lieu d’une nuit de passion torride.

J’ai essayé quelques fois de me fondre dans la masse en “faisant comme eux” et souvent, cela s’est soldé par des actions ou des ressentis très désagréables. Je n’étais plus un étranger, j’étais devenu un imposteur à ma propre vie.

À 15 ans, l’on m’a permis de rencontrer une amie… Je m’en souviens comme si cela était hier.

C’était au cours de français en deuxième secondaire, mon enseignante de l’époque, madame Tholomé, me l’a présentée au cours d’un exercice dont l’énoncé commençait par ces mots : « Complétez les vers suivants… »

La poésie était venue à ma rencontre et depuis ne m’a plus jamais quitté.

Vers et Rimes

Van Bunderen Olivier

Certains se disent de Baudelaire,
Ou d’autres de Rimbaud.
Les miens auront pour vous plaire,
Ni l’honneur ou le mérite d’être beau.   

Nul apparat, nulle fantaisie,
Tout au juste ponctué de vérité.
N’ayez en recul aucune homélie,
La vérité est versatile, même à qui sait l’apprécier.    

Sincères et honnêtes, pourtant ils le seront,
Du moins à toute oreille qui saura les écouter. 
À la vanité, mais aussi à la pudeur, ils seront abscons,
Ils n’ont pour but aucun de se vendre ou de pavoiser.   

Tout au plus ils viendront en vous chercher,
La compassion d’être sortit trop prestement,
De la plume d’un poète mal embouché !
De la plume d’un bien mauvais amant.   

Nul ne viendra, nul ne toussera, me contester,
Car il n’y aura que mes rimes de mal embrassées.

La poésie, mais pas que.

Bien plus que la poésie, j’avais appris, ce jour-là, le bonheur d’écrire, le bonheur de mettre des mots sur ce que je ressentais.

J’avais trouvé une technique, une méthode qui allait me permettre de poser, même maladroitement, mes émotions sur le papier,  tout ce qui en moi me tiraillait, me faisait souffrir. Je venais de découvrir l’arme ultime contre toutes ces choses qui m’empoisonnaient au quotidien.

J’ai donc commencé à écrire et je ne me suis plus jamais arrêté, j’ai noirci des pages, des cahiers entiers et, chaque jour étaient pour moi, l’occasion de vomir sur ce papier immaculé toute l’atrocité qui me déchirait.

La poésie était une arme redoutable face à ces envahisseurs, car c’est dans la contrainte poétique, que votre coeur torturé, laisse peu à peu la place à un esprit clair, entraîné à trouver le mot précis, celui qui définit au mieux votre ressenti de l’instant.

L’équilibre coeur, âme et esprit se faisait naissants, mais cela me faisait déjà un bien fou.

Petit bonus : grâce à la poésie, mon vocabulaire et mon orthographe (ce n’était pas un luxe :p ) se sont améliorés.

La poésie m’a permis d’exorciser ce qui était en moi et bien que ces choses m’appartenaient, elles me dévoraient de l’intérieur.

Mise en pratique

Vous ne vous sentez peut-être pas l’âme d’un poète ? Ce n’est pas grave : l’écriture, quelle qu’en soit sa forme, permet de vous libérer à la fois le coeur, l’âme et l’esprit.

Première étape : Écrire.

Prenez une feuille de papier ou un carnet et réservez-vous un instant rien qu’à vous.

Isolez-vous dans un endroit où l’on ne vous dérangera pas. Vous pouvez accompagner vos séances d’écriture de musique ou de silence, au milieu d’un café bondé ou seul dans la nature, vous êtes libre. Repérez les situations, les endroits qui vous faciliteront l’écriture.

Prenez avec vous une boisson, là encore le choix s’offre à vous (attention à l’abus d’alcool, il faudra être capable de relire ce que vous écrivez 😉 ).

La première difficulté que vous pourriez rencontrer, c’est de savoir quoi écrire… Saviez-vous que généralement, le titre est ce que l’on écrit en dernier. Vous trouvez cela étrange d’écrire sans connaitre le thème ? Ne vous inquiétez pas et écrivez, les mots qui devront sortir sortiront. 

Parlez de votre journée, de vos ressentis, revivez-la et couchez-la sur le papier. Vos différentes émotions, vos ressentis ou vos interrogations, tout cela y a sa place. Cela peut être un récit narratif, mais rappelez-vous le but de l’exercice : parlez avec émotion, parlez de vos sentiments, soyez au plus près de votre coeur : écoutez-le et retranscrivez ses mots. 

Ce sont vos écrits, rien ne vous oblige à les partager ensuite.

Ayez la plume leste, laissez là dire, exprimer, au plus juste et sans jugement ce qu’elle ressent.

Deuxième étape : Lire

Lire, ne veut pas dire, se faire lire.

Quand je parle de lire, c’est l’action de lire ce que vous avez écrit. Deux, trois, petites règles à respecter pour que cette lecture soit constructive.

1) On ne lit une histoire qu’après l’avoir écrite : si vous vous relisez toutes les deux lignes, cela ne sera pas très constructif.

Ne commencez à lire que lorsque, selon vous, vous avez fini d’écrire votre texte. Cette étape peut même avoir lieu plus tard dans la journée ou le lendemain.

2) Soyez critique, mais pas dans le jugement : lisez ce texte comme si c’était quelqu’un d’autre qui l’avait écrit.

Interrogez-vous sur le choix des mots, pourquoi l’auteur a choisi le terme guenille pour parler de vêtements, pourquoi le terme linceul est-il présent au deuxième paragraphe ?

Interrogez-vous sur sa logique rédactionnelle : pourquoi l’auteur semble se contredire au paragraphe deux et au paragraphe 5 ?

Répondez à toutes ces questions en interrogeant l’auteur, comme si vous faisiez une interview de vous-même.

3) Ne soyez pas sophiste : l’art de bien écrire est (peut-être) important, mais le but de cet exercice n’est pas de choyer la forme ! Il est plus important de se concentrer sur le fond.

Lisez entre les lignes, ne regardez pas les « fôtes d’hortaugraphe », regardez et ressentez plutôt le sens et le poids des mots.

Cherchez en vous le pourquoi de ce mot, regardez attentivement et méticuleusement les mots présents et ceux qui sont absents.

Troisième étape (facultative, mais diablement efficace) : Se faire lire

Il n’y a pas pire juge que soi-même. 

Notre éducation nous placera bien plus facilement dans le rôle d’un bourreau sans scrupule que dans celui d’un juge bienveillant et objectif.

Partant de ce postulat, n’hésitez pas à vous faire relire ou à le lire à haute voix auprès d’une personne extérieure de confiance.

Un ami, un parent, un professionnel ( prenez un rendez-vous en cliquant ici )… Le choix ne manque pas !

Même si cette étape est facultative, il est préférable de la faire. Cette personne extérieure aura beaucoup plus de facilités à réaliser à l’interview de la deuxième étape.

Quatrième et dernière étape (facultative aussi) : Bruler ou partager.

Lorsque je vous demande de bruler vos écrits, c’est plus dans le rituel de se débarrasser complètement de ces choses qui vous ont torturée. Faites cependant attention à bien respecter toutes les mesures nécessaires et légales nécessaires.

On cautérise les plaies, l’on dit aux émotions décrites sur le papier : “vous n’avez plus d’emprise sur moi, c’est moi qui suis le maître, pas vous.” “Vous ne contrôlez plus mon esprit, c’est moi qui vous maîtrise.” “Je ne suis plus votre esclave.”

Une seconde façon de faire, c’est de les partager. Partager vos écrits sur internet par exemple. Les livrer au monde, permettra également de vous en défaire… Ils ne vous appartiendront plus, ils appartiendront à tous ceux qui le désirent.

Cela servira peut-être à d’autres personnes qui, vous lisant, se rendront compte qu’elles ne sont pas les seules à vivre ce que vous avez vécu. Que d’autres qu’elles l’on vécut et s’en sont sortis.

Vous deviendrez ainsi inspirant. Ces choses qui vous ont étés pénibles seront alors transformées en choses positives. Au lieu de détruire, elles construiront.

Attention à changer le nom des personnes de votre récit… Nous ne sommes pas ici pour faire des accusations en place publique, mais pour nous libérer.

Ces quatre étapes ne doivent pas forcément se faire en quatre jours !

Personnellement, il m’a fallu parfois plusieurs mois entre chacune d’entre elles.

Quoi qu’il en soit, essayez et vous verrez le résultat. Comme toute chose, ce n’est pas en faisant l’exercice une seule fois que vous pourrez en juger son utilité. 

Si vous souhaitez un accompagnement n’hésitez pas à prendre rendez-vous téléphonique.

Avant de nous quitter, j’aurais aimé vous partager l’un de mes écrits.

Sans nul doute, l’une de mes blessures les plus profondes que le papier et mon amie la plume, m’ont aidé à traverser.

Il s’agit d’une poésie que j’ai dédiée à mes enfants, Léa et Louis.

L & L

Van Bunderen Olivier

Il est un temps, heureusement, en ce monde, parait-il, pour tout
Et ce même si, avouons-le, je n’ai eu que peu le loisir de décider
Je choisi de dédier l’instant présent uniquement pour nous
Moment, où il me convient de ne plus être simple témoin infortuné   

Je ne peux dire si je vous ai réellement connu assez,
Pour m’exprimer ainsi devant vous en ce soir
Je vous ai découvert bien moins que je ne l’aurais souhaité
Mais mon cœur fera, en exemption de pudeur, office de mémoire.  

La vie, en la mort, aura trouvé prétexte à nous éloigner,
Croyant ainsi plaire à je ne sais quelles théorie ou raison
Nous, dont les destins, nos routes, devaient être liés
Sans aucune limite, si ce n’est par d’absconses oraisons.  

Qui es-tu grande dame, décrite naguère, si sage et si forte
Pour, en déni de mon drame, décider, d’occire de si frêle fil, seule
Qu’avaient donc t-ils fait pour que tu les désignes et les emportes
Dans ta cape, les recouvrant comme on le ferait d’un linceul   

Comment de tant d’injustice arriver à ne pas souffrir,
Moi qui vous aimais avant même de ne pouvoir vous porter,
Quand de projet vous ne devenez plus que regret et souvenir,
Comme glisser du futur au passé sans même avoir été présenté.  

Ce n’est pas le trop-plein de peine qui coule parfois de mes yeux,
Le mal qui ronge mon cœur et mes chaires est bien plus concret
Ce ne sont ni les remords, ni la haine, mais l’absence de vous deux
Et ainsi l’amour qui déborde de mon être, qui ne vous parviendra jamais

J’aurais aimé partager avec vous, ces choses que l’on n’apprend que par le temps
Ces absurdités que l’on radote quand on est vieux, mais que jeune on ne peut comprendre
J’aurais aimé partager avec vous, comme le feront sans doute tous ces parents
L’amour, les joies, les rêves un peu fous, mais aussi comme il est bon parfois d’être tendre.

Vous bordant le soir, chassant les monstres de ma baguette enchantée,
D’un baiser magique, sur le front, vous protéger de tous ces spectres,
Vous lisant, à la lumière d’une veilleuse, la même histoire déjà racontée,
Celle d’un frère sauvé par sa sœur, celle d’Oreste et Électre    

Vous demandant, ainsi chaque soir, de veiller l’un à l’autre dans vos vies,
De prendre soin de mes plus grands trésors quoi qu’il arrive,
Expliquant que les querelles sont inévitables, mais que l’amour qui vous lie,
En sort plus robuste et grandi à chaque fois malgré les petites dérives.  

Il est un temps, malheureusement, en ce monde, parait-il, pour tout
Et ce même si, avouons-le, je n’ai eu que peu le loisir de décider
Preuve en est, cette vie que je dédiais principalement à vous
Il vous a été, malencontreusement, impossible d’en profiter

Si le cœur vous en dit, il vous est possible de retrouver certains de mes écrits sur Facebook : Quand les écrits dorment et que les silences murmurent.

J’espère que cet article vous aura plu, n’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire.
Belle journée, et quoi que vous fassiez : Faites le bien.

Van Bunderen Olivier.

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